Réflexions

De l’intérieur interviewe Bertrand Badie

2 mins

Bertrand Badie, politologue, spécialiste des relations internationales et professeur à Sciences Po Paris partage avec Frédérique Bedos sa vision sur l’impact de la crise COVID-19. Il évoque le multilatéralisme, les nouveaux rapports par forcément de force qui seront à construire après le crise.

Pour les curieux, Frédérique Bedos est la la fondatrice du projet Imagine. Il s’agit d’une ONG qui produit des courts, moyens et longs métrages pour inspirer et pousser à agir. La vocation du projet est de contrebalancer la vision pessimiste et anxiogène véhiculée au quotidien par les médias de masse. En mettant en lumière partout dans le monde des initiatives ou des parcours de vie exceptionnels, le projet Imagine contribue à donner de l’espoir.

Le projet se développe sur la base d’un mouvement pour fédérer les actions positives, avec par exemple le Programme Ecoles Imagine pour agir au niveau des jeunes.

En cette période de confinement Frédérique Bedos, jamais à court d’idées et d’énergie lance l’initiative De l’intérieur pour nous permettre de profiter du confinement propice à la réflexion. Elle interview penseurs et experts qui nous éclairent pour commencer à imaginer ensemble le monde de demain.

Le premier interview de la série est Bertrand Badie, politologue et spécialiste des relations internationales et professeur à Sciences Po Paris.

Il nous explique qu’il faudra changer de paradigme et passer de la préoccupation de la puissance et celle de la faiblesse, nous rappelant que c’est du maillon le plus faible d’une chaîne qu’il faut ce préoccuper pour ne pas qu’elle casse (en cela il me fait penser à la passionnante conférence TED de Brené Brown sur le Pouvoir de vulnérabilité). Dans une approche systémique globale, les forts ne peuvent pas s’extraire de la réalité, la survie de tous dépend de l’attention que nous accorderons aux plus démunis à l’échelle internationale, nationale, ou locale.

Il nous explique aussi avec pédagogie que la peur, omniprésente, peut mener aux pires extrêmes si elle se nourrit de chimères mais qu’à l’inverse, les peurs ancrées dans le réel peuvent provoquer des réactions puissantes pour amener des changements. Il va même jusqu’à évoquer, certes avec circonspection, la pandémie comme triomphatrice… de la guerre !

Voilà de quoi nous faire rêver ou au moins nous remplir d’espoir pour l’après…

CRÉDIT PHOTO : Image par Pexels de Pixabay

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